La mauvaise foi islamique
Deux évènements récents prouvent qu'il est particulièrement difficile de négocier avec des pays islamiques vu la mauvaise foi dont ils font preuve. Il y a quelques jours le Liban et la République de Chypre ont signé un accord maritime tendant d’une part à délimiter les eaux de la Zone économique exclusive (ZEE) et, d’autre part, à fixer les eaux dont l’exploitation des ressources naturelles est légale, et ce en prévision d’éventuels gisements de gaz et de pétrole. Le ministre libanais des Travaux publics, Mohammad Safadi, a indiqué à cet égard qu’une compagnie « menait des études, côté chypriote et libanais, pour voir s’il y a des gisements de pétrole ou de gaz en mer ». Or, cet accord a provoqué la colère de la Turquie, qui a estimé sans rire qu’avant tout accord avec Chypre, le Liban devait la consulter car "une partie de Chypre est turque". Lors de sa dernière visite au Liban le Premier ministre islamiste turc, Recep Tayyip Erdogan, avait alors souhaité que le Liban s’abstienne de signer un texte de ce type.
Le Premier ministre islamiste turc Recep Tayyip Erdogan
Mais de qui se moque Ankara ? Aucune partie de Chypre n'est turque. Il y a en revanche une annexion illégale du nord de Chypre par une armée d'occupation turque. Il y a eu la création d'une république fantôche reconnue uniquement par la Turquie. La présence de la Turquie dans le nord de chypre est donc illégale et son maintien est une violation permanente des lois internationales. En conséquence le gouvernement libanais et celui, légitime, de la République de Chypre n'ont à tenir compte en aucune façon des exigences ou des diktats d'Ankara. La Turquie n'a rien à dire, n'a rien à exiger. Plutôt que de s'occuper de ce qui ne les regardent pas, les autorités turques feraient mieux de protéger leurs minorités religieuses et ethniques.
Autre intervention qui ne manque pas de sel, celle de l’Iran qui a saisi vendredi le secrétaire général des Nations unies, rien que ça, l’enjoignant de prendre des mesures après ce que Téhéran considère comme une attaque américaine sur son consulat à Irbil, dans le nord de l’Irak, au cours de laquelle cinq ressortissants iraniens ont été détenus. Cette intervention ne manque pas de sel pour deux raisons :
- On sait désormais que ces cinq "diplomates" étaient en vérité des membres d'une unité d'élite des pasdaran, les fameux gardiens de la révolution, en mission de déstabilisation en Irak. Ces arrestations ont permis aux Américains de mettre la main sur des bases de données et des listes téléphoniques des agents de terrain iraniens en Irak. On comprend l'embarras et la colère de Téhéran. Par ailleurs, l’état irakien a précisé que le "consulat" d’Arbil n’avait même pas encore obtenu le statut de représentation diplomatique. Il ne s'agissait donc pas d'un consulat.
- La deuxième raison est qu'il est du plus grand comique de voir ce régime islamo-fasciste faire appel à l'ONU pour protester contre l'agression d'un pseudo consulat, lorsqu'on sait que les ambassades occidentales en Iran sont régulièrement la cible des sbires du régime théocratique. Ainsi lors de l'affaire des caricatures ou du discours du Pape à Ratisbonne plusieurs ambassades occidentales furent attaquées. Voici par exemple un extrait d'une dépêche AFP du 07/02/06 :
Ou encore cette de dépêche du site iran-resist :
Attaque de l'ambassade de France en Iran
On voit toute l'hypocrisie et l'indécence de la requête iranienne auprès de l'ONU.