Admettre et identifier son ennemi

Publié le par Veritas

Il n'y a pas une guerre sans pertes civiles. C'est triste mais c'est ainsi. La guerre contre le terrorisme n'échappe pas à cette règle cruelle. Pourtant, ces pertes servent de prétexte pour remettre systématiquement en cause la pertinence de cette guerre. Que cela soit en Afghanistan, en Irak, en Somalie ou ailleurs. Je pense que cela est dût au fait que beaucoup en Occident refusent, par lâcheté ou tout simplement parce qu'ils sont des adeptes de la politique de l'autruche, d'admettre que certains les désignent comme des ennemis. Ils pensent qu'en niant cette vérité dérangeante ils pourront atténuer ou écarter cette menace. Erreur tragique. De plus, admettre que l'on a un ennemi oblige à le désigner clairement. Nouvelle obligation qui dérange ces Occidentaux élevés dans le principe niais du "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Quand cet ennemi s'avère être de confession musulmane et donc issu des populations du sud la perspective d'apparaître comme "raciste" achève de tétaniser ces Occidentaux velléitaires. 

Les Occidentaux, qui accepteraient le conflit imposé par les islamo-fascistes, ne sauraient donc être aux yeux de ces pacifistes que d'imondes fascistes avides du sang des victimes civiles. Pourtant entre 1939-1945, les alliés (Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni etc...) ont également tués des centaines de milliers de civils allemands, italiens ou japonais. Personne à l'époque n'auraient eu l'idée saugrenue ne remettre en cause la légitimité de la guerre contre le fascisme à cause de ces pertes effroyables au sein des populations de l'axe. Les peuples de l'époque avaient compris, eux, qu'il était vain d'attendre une quelconque pitié de l'adversaire et on avait clairement désigné l'ennemi à abattre : le nazisme et le nationalisme japonais. Quel qu'en soit le prix.

Ce travail d'identification de l'ennemi n'a malheureusement pas été fait après le 11 septembre auprès des populations occidentales. Ce qui permet aux munichois de déverser leur pessimisme et leurs mensonges. L'exemple de l'intervention éthiopienne illustre parfaitement cette incapacité à désigner l'ennemi. Alors que des cinglés avaient pris le pouvoir dans une grande partie de la Somalie, qu'ils se disaient fiers d'accueillir des terroristes d'Al-Qaïda et qu'ils ne cessaient de proclamer le djihad contre l'Ethiopie, il s'est trouvé des Occidentaux et des médias pour condamner cette intervention qui a pourtant vu la défaite des islamo-fascistes. La peur de voir les terroristes islamistes se venger de cette cinglante défaite explique en grande partie cette condamnation stupide par ces Occidentaux dont le cri de ralliement pourraient être : "Pitié messieurs les bourreaux encore une minute S.V.P."

J'ajoute pour conclure que le journal "20 minutes" n'hésite pas à désinformer ses lecteurs. Dans son édition de vendredi il a publié ceci : "Somalie, une centaine de civils ont été tué lors des raids aériens américains et éthiopiens dans le sud du pays." Or, TOUTES, je dis bien toutes les dépêches des agences (AFP, Reuters, Associated Press etc...) employaient le conditionnel en précisant qu'aucune source indépendante ne pouvait confirmer ou infirmer cette rumeur. A l'heure ou j'écris ces lignes c'est toujours le cas. Pourtant, "20 minutes", grand journal d'investigation comme chacun sait, disposant de reporters intrépides sur le terrain, se permet d'affirmer comme vrai ce qui, faute d'avoir pu le prouver, ne reste qu'une rumeur. Bel exemple de professionalisme d'une rédaction qui n'a de journaliste que le nom.

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Publié dans L'esprit de Münich

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