Des mots pour camoufler des maux

Publié le par Veritas

Les idiots-utiles de l'islam nous présentent souvent un islam à l'eau de rose qui ne correspond absolument pas à la réalité. Il en va ainsi des deux exemples que je vais présenter et qui sont complaisamment répétés par les relais d'opinion :  

- Nos médias parlent souvent d"imams autoproclamés" lorsqu'il s'agit de désigner des responsables religieux musulmans directement visés par des enquêtes policières. Qu'il s'agisse de terrorisme, de lutte contre les réseaux islamistes ou encore d'affaires de moeurs. Mais cette expression est-elle pertinente ? La réponse est NON.

En effet, l'imam est celui qui dirige la prière. L'islam reconnaît trois niveau pour un imam :

1° degré - l'imam des cinq prières (pour les prières quotidiennes)
2° degré - l'imam Khatib = prédicateur du vendredi (pour la grande prière du vendredi)
3° degré - l'imam mumtaz = le grand Cheikh enseignant

Il n'existe pas d'école de formation d'imam officielle, donc on peut dire que tout musulman peut se proclamer imam. La religion musulmane n'a ni Clergé ni institution telle que le Vatican et le Pape. En Islam tout un chacun peut se proclamer Imam et décréter une Fatwa a partir du moment ou il est musulman. Mieux encore, c'est un devoir pour tout musulman de tendre à la connaissance des textes sacrés et de devenir imam. Parler d'"imams autoproclamés" n'a donc aucun sens. Ce qui fait la notoriété d'um imam n'est pas son statut, comme nos curés, mais son influence auprès de la communauté. Plus l'imam regroupe de fidèles lors de ses prêches, plus son influence et son pouvoir sont importants au sein de la communauté.

- Les mêmes médias se font les relais d'une autre contrevérité relayée par tous les hommes politiques. Selon ces derniers, il conviendrait de construire des mosquées officielles afin que les musulmans puissent y excercer un islam conforme aux valeurs de la République (sic !) plutôt qu'un islam des caves incontrôlable et facilement manipulé par les islamistes. Sauf que...l'actualité contredit totalement nos politiques : à Londres comme à Madrid, les terroristes fréquentaient des mosquées "respectables", dont les responsables jurent qu'ils "respectent" les lois. A Paris, des réseaux préparant des actions terroristes (les "filières tchétchènes") fréquentaient la très "respectable" mosquée de la rue de Tanger. A Lyon, on avait découvert en 1994 des armes chez le trésorier de la Grande Mosquée, moins d'un mois après son inauguration en grandes pompes par Michel Noir maire de Lyon et Charles Pasqua ministre de l'intérieur. A Vénissieux, l'imam Benchellali qui a été récemment expulsé après sa peine de prison pour ses activités terroristes officiait dans une mosquée "officielle" du boulevard des Etats-Unis.

La justice allemande s’intéresse à la mosquée chiite Imam-Ali, de Hambourg, qui serait fréquentée par des sympathisants du Hezbollah. Des documents de cette mosquée ont été découverts chez Youssef Mohammed, dans un foyer étudiant de Kiel. Qui est Youssef Mohammed ? L'un des terroristes qui a tenté de commettre des attentats dans des trains en Allemagne cet été. En janvier de cette année, dans le cadre d'une information judiciaire, sur les filières irakiennes en France, la DST avait démantelé un groupe qui opérait autour d'une mosquée du XIXe arrondissement de Paris et recrutait des volontaires pour la "guerre sainte". Dans ce dossier, trois personnes, dont un imam, ont été mises en examen et écrouées. Ces exemples qui ne sont pas exhaustifs démontrent qu'il est vain de vouloir différencier l'islam des mosquées de l'islam des caves.

Dès lors pourquoi nos médias et nos politiques s'obstinent à utiliser ces notions fallacieuses ? Par ignorance ? Non. Il s'agit en réalité d'exonérer l'islam de ses responsabilités en faisant croire que les actions illicites au regard de notre droit sont le fait d'extrémistes ne représentant qu'eux-mêmes et non le fruit d'une idéologie politico-religieuse d'essence totalitaire. Le problème n'est pas le lieu ni celui qui répète le Coran, le problème c'est le Coran lui même.

«Le problème, c'est le prophète et le Coran (...) Il y a des graines de fascisme dans l'Islam.» (Ayaan Hirsi ali)

"Ceux qui, comme le psychanalyste Malek Chebel, affirment qu'il y a d'un côté les islamistes et de l'autre l'islam, sont au mieux des imposteurs. Il suffit de lire le Coran. Moi, je m'appuie toujours sur les textes. Si on veut comprendre le marxisme, on lit Marx. Si on veut comprendre le nazisme, on lit Hitler. Si on veut comprendre le fascisme, on lit Mussolini (...) Donc, si on veut comprendre l'islam, on ouvre le Coran. Et, quand on lit le Coran, on comprend qu'il n'y a effectivement aucune différence entre islam et islamisme." (Maurice G. Dantec)

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