Qu'en est-il de la trêve proposé par le Hamas ?
Le Premier ministre palestinien, Ismaël Haniyeh, a juré en visite à Téhéran que son gouvernement dirigé par le Hamas ne reconnaîtra jamais Israël et poursuivra le combat pour la libération de Jérusalem, C'est pourtant ce même Hamas qui a proposé une trêve à Israël. Les mots ont toujours un sens. Il convient de le comprendre pour ne pas se faire abuser.
Ismaël Haniyeh
Ainsi doit-on remarquer que les mouvements islamo-fascistes parlent presque toujours de "trêve" et très rarement de "paix". C'est à l'occasion de la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes, et devant les pressions internationales qui s'exerçaient, qu'on a commencé à entendre des dirigeants de ce mouvement terroriste parler de "longue trêve possible avec Israël". Pourquoi cette sémantique précise ?
Ecoutons le géopoliticien Alexandre Del Valle* :
L'utilisation du mot "trêve" par le Hamas n'est donc pas innocent et répond à une obligation religieuse. Khaled Mechaal, qui dirige le bureau politique du Hamas à Damas, ne dit rien d'autre lorsqu'il déclare : "Nous ne reconnaîtrons pas l'existence de l'occupation israélienne (comprendre l'existence de l'Etat israélien lui-même, ndlr), mais nous sommes réalistes et nous savons que les choses se font graduellement...Être contre l'occupation ne signifie pas que l'on peut éliminer Israël du jour au lendemain." On le voit, les preceptes coraniques sont parfaitement assimilés par cet islamo-fasciste.
C'est à l'Occident et à Israël de ne pas se laisser duper et enfermer dans le piège de la sémantique islamique et d'exiger non pas une trêve mais une paix véritable. Les mots ont leur importance.
* Alexandre Del Valle in "Islamisme et Etats-Unis, une alliance contre l'Europe".