La France doit intervenir au Tchad
Plutôt que de raconter des âneries sur l'Iran à des journaux américains, Jacques Chirac ferait mieux de donner l'ordre aux troupes françaises, présentes au Tchad, de mettre définitivement fin aux agissements des rebelles tchadiens, armés et financés par les islamo-fascistes du Soudan. En effet, des rebelles tchadiens ont attaqué jeudi la ville frontalière d'Adré, limitrophe de la province occidentale soudanaise du Darfour, à 800 km à l'est de la capitale du Tchad. De violents combats s'y déroulent actuellement.

Outre que l'assaut de jeudi est de nature à tendre un peu plus les relations entre le Soudan et le Tchad, la stratégie des bouchers islamistes soudanais est limpide. A travers les rebelles tchadiens, ils tentent non seulement d'exporter le génocide du Darfour au Tchad mais ils cherchent également à installer des régimes alliés à leurs frontières. D'ou la déstabilisation du Tchad et de la République centrafricaine, pays alliés de Paris.
La guerre qui sévit dans la province occidentale du Soudan depuis quatre ans aurait fait selon les experts quelque 200.000 morts, principalement parmi les populations négro-africaines victimes des djandjaouids, ces cavaliers arabes qui sont armés et soutenus par le régime islamique de Khartoum, Or ces derniers mois ces criminels ont étendu leurs exactions à l'est du Tchad, faisant déjà des centaines de morts. Il y a donc un risque considérable de voir la situation déraper et le génocide s'étendre à d'autres populations négro-africaines.
Plus grave encore, si le conflit devait se généraliser au Tchad c'est toute la zone sahélienne qui pourrait être contaminée par le conflit du Darfour. Il y a donc un impératif double à voir l'armée française s'engager :
- Un impératif géopolitique : renforcer des régimes alliés (Tchad et République centrafricaine) face à une agression d'un régime islamo-fasciste. Et empêcher que ce conflit ne s'étende et devienne incontrôlable.
- Un impératif humanitaire et moral : empêcher au Tchad la réédition du scénario du Darfour. En clair, empêcher qu'un nouveau génocide se superpose à celui déjà en cours dans la province soudanaise.
Si Paris devait persister à ne pas intervenir, malgré les liens de sécurité qui unissent les deux pays, le gouvernement français se rendrait indirectement coupable d'un génocide.