Il y a souveraineté et souveraineté : à ne pas confondre
Décidément Ségolène Royal n'en rate pas une. Toutes ses interventions au niveau de la politique étrangère sont catastrophiques, à l'exception notable de sa position sur le nucléaire iranien. Après son calamiteux voyage au Proche-Orient, sa sortie ridicule sur la "rapidité" efficace de la justice chinoise, voilà qu'elle se met en position délicate en intervenant, tel un éléphant (socialiste ?), dans le magasin de porcelaine canadien en vantant la souveraineté québécoise. Réagissant à la polémique provoquée par ses propos, Ségolène Royal a fait une déclaration surprenante sur Europe 1. Déclaration passée quelque peu inaperçue :
Très bien. Mais dans ce cas pourquoi veut-elle imposer aux Français de revoter, en 2009, sur la constitution européenne ? Pourquoi ce qui serait bon pour nos cousins québécois ne serait-il pas bon pour nous ? Le peuple français, souverain et libre, n'a-t-il pas refusé à 55 % la Constitution européenne ? Au-delà de cette incohérence, une de plus, les prises de positions diplomatiques de Ségolène Royal fleurent bon l'amateurisme le plus complet. Inquiétant lorsqu'on sait que la politique étrangère est le domaine réservé de l'hôte de l'élysée. Tout aussi inquiétant, voir consternant, est la méconnaissance absolue de l'état des forces armées françaises par la candidate socialiste. Jugez-en plutôt. C'était ce matin sur la radio RMC.