Et maintenant au tour...d'Ehud Olmert et d'Amir Peretz

Publié le par Veritas

La démission du chef d'Etat-major israélien, Dan Haloutz, est une excellente nouvelle. Elle est excellente car elle vient sanctionner l'incompétence d'un officier qui est responsable de la pire opération militaire dans l'histoire de l'Etat hébreu. Durant l’offensive lancée du 12 juillet à la mi-août, l’armée israélienne n’était pas parvenue à empêcher les tirs de roquettes contre le nord de l’Etat hébreu contrairement aux assurances données par les responsables militaires et politiques au début des combats. Pire, l’impréparation des unités régulières et des réservistes engagés dans la guerre, la confusion et les contre-ordres fréquents du commandement et le fait que l’armée n’avait pas rempli ses objectifs, à savoir briser l’appareil militaire du Hezbollah et obtenir la libération de deux militaires israéliens avaient brisé le moral des troupes et de la population israéliennes. Du jamais vu depuis 1948 !

Dan Haloutz

Cette démission est une excellente nouvelle car son remplacement indique qu'Israël se prépare, plus que jamais, à l'affrontement qui ne va pas manquer d'intervenir avec l'Iran. En effet, devant ce qui s'annonce comme un conflit décisif pour la survie même d'Israël, il n'était pas pensable de confier la direction des opérations militaires à un incapable qui avait perdu la confiance de ses hommes et de la nation. Le général Haloutz a donc fait parvenir une lettre de démission au ministre de la Défense Amir Peretz et au Premier ministre Ehud Olmert, dans laquelle il a expliqué qu’il entendait ainsi "assumer ses responsabilités". Le fait qu'il décide d'assumer ses responsabilités avec 5 mois de retard prouve en vérité que sa décision cache autre chose. On va très rapidement s'en apercevoir. Car après la sphère militaire, il va désormais falloir faire le ménage dans la sphère politique avant l'heure de vérité iranienne.

En effet, Ehud Olmert a bien tenté, en vain, de convaincre le chef d’état-major de reporter sa démission. Car tout comme la corde soutien le pendu, Dan Haloutz était le fusible indispensable d'Ehud Olmert. Haloutz parti, tous les feux des critiques vont désormais converger vers le Premier ministre israélien et son ministre de la défense. Aussi incompétent l'un que l'autre. Or il n'est pas possible d'envisager un conflit avec l'Iran en conservant ces deux incapables.

Ehud Olmert

En effet la stratégie militaire stupide, validée par le Premier ministre et le ministre de la défense, appliquée au Liban durant les semaines de guerre contre les fanatiques du Hezbollah a eu pour conséquence d'affaiblir ce qui faisait la force d'Israël, ce qui était sa principale arme de dissuasion passive : le mythe de l'invincibilité d'Israël auprès des masses arabes. C'est en grande partie cette certitude qui a poussé des Etats arabes à faire la paix avec l'Etat hébreu. C'est cette certitude qui poussait les autres à se tenir tranquille. C'est cette certitude qui amenait les masses arabo-musulmanes à ronger leur frein ou à se résigner. Mais avec l'échec de cet été, ce mythe a été fortement ébranlé. Du coup, tous ceux qui rêvent de voir Israël rayé de la carte relèvent la tête. Cet "espoir" ne serait donc pas impossible. Et les rodomontades de l'illuminé iranien trouvent du coup un tout autre écho parmi les foules musulmanes.

Israël n'est pas une démocratie comme une autre. C'est une démocratie en guerre. Contrairement à certaine démocraties occidentales, elle ne peut pas se permettre d'avoir à sa tête des incapables. Elle ne peut pas se permettre la moindre faiblesse. Son existence même tient à deux circonstances : le mythe de son invincibilité appuyé sur une armée puissante et le soutien de la première puissance mondiale. Que ces circonstances viennent à changer et les pays arabes signataires de traités de paix avec Israël les déchireront, les foules arabes se réveilleront. Benjamin Netanyahou a parfaitement résumé cette situation dans un discours devant la knesset :

"Que les pays arabes déposent les armes et se sera la paix. Qu'Israël dépose les armes et ce sera la fin d'Israël".

Ehud Olmert et Amir Peretz ont fortement ébranlé le premier pilier. C'est pour cela qu'ils doivent partir. Ils n'ont plus la confiance de la nation.

Benyamin Netanyahou

Un qui n'a rien compris, et qui ne comprendra jamais rien, c'est l'islamo-fasciste Palestinien Mouchir al Masri, député du Hamas, qui estime que l'enquête sur le Premier ministre israélien et la démission du chef de l'armée israélienne "prouvent la faiblesse du pouvoir sioniste et doivent inciter les Palestiniens à poursuivre la résistance et le Djihad". C'est justement parce qu'Israël est une démocratie basée sur les principes des libertés fondamentales, sur le respect des volontés du peuple que le pouvoir sioniste a pu jusqu'à aujourd'hui prouver sa supériorité sur les pays régient par les principes du Coran et de la charia ou les dictatures arabes nationalistes. Personne ne peut prendre de risques sur la sécurité du peuple juif sans en payer les conséquences. C'est ainsi que la démocratie fonctionne en Israël. C'est pour cela qu'Ehoud Olmert et Amir Peretz vont devoir partir. Et si mes renseignements sont exacts, le peuple israélien est prêt à porter au pouvoir un homme capable de tenir fermement la barre dans la tempête qui s'annonce : Benyamin Netanyahou.

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Publié dans Divers

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